Avoir la chance de…

Je reçois présentement des tonnes de photos pour notre journal trimestriel francophone In-Utero qui sera traduit en anglais prochainement…

C’est toujours émouvant de regarder ces ventres ronds sous les regards attendris des parents, ces dyades papas-bébé, ces bébés au sein yeux dans les yeux avec leurs douces mamans… Je me sens choyée d’avoir accès a tous ces clichés intimes; avoir eu du talent en photographie, j’en aurais fait mon 2e métier!

Croquer sur le vif ces images de maternité, paternité, ce doit être des journées remplies de soleil et de bonheur!

Un peu comme faire de l’accompagnement à la naissance ou de l’éducation périnatale! Mettre ainsi un pied dans une cellule familiale en construction ou tout nouvellement éclose, c’est un cadeau du ciel à chaque fois…

Une source de bonheur infinie, une reconnexion avec la Vie et ce qui est vraiment important…

Aaaah, je suis due pour un accompagnement moi! ;O)

Le désir d’enfant

Il y a eu un article dernièrement sur les raisons qui font qu’on a des enfants, sujet relativement tabou aujourd’hui: on ne fait plus d’enfants pour avoir de l’aide dans les champs, on n’en fait plus par respect de la religion (m’enfin, pour la majorité des couples) ni parce que les moyens contraceptifs n’existent pas… On en fait pourquoi alors? Parce qu’on est égoïste et qu’on veut un enfant à aimer, à materner? Parce qu’on veut combler un besoin, se sentir «complète»? Parce qu’on tente de sauver notre couple? Parce qu’ainsi va la vie et qu’il est impensable pour nous de faire autrement? Parce qu’on en a eu un, qu’on a aimé «l’expérience» et qu’on a eu envie de la répéter? Parce que c’est notre destinée? Parce que c’est une façon de concrétiser l’amour de notre couple? Parce qu’on est tombé enceinte sans le prévoir et qu’on accepte parce qu’on ne peut faire autrement? Parce qu’on aime tellement nos petits qu’on veut aimer encore ainsi? (reviens un peu à la notion d’égoïsme plus haut mentionnée) Ayayaye!

Est-ce qu’on a besoin d’avoir une raison? Lolll!

Une copine virtuelle a trouvé sa réponse dans les écrits de Milan Kundera:

«Avoir un enfant, c’est manifester un accord absolu avec l’homme. Si j’ai un enfant, c’est comme si je disais : je suis né, j’ai goûté à la vie et j’ai constaté qu’elle est si bonne qu’elle mérite d’être multipliée.»

Magnifique, non?

Je crois sincèrement que c’est de là que vient le désir d’enfant… Mon propre désir en tous cas! Et en adhérant à cette superbe philosophie, comment fait-on pour éteindre ce désir? Ça c’est une autre question à laquelle j’étais certaine d’avoir trouvé une réponse… Réponse très rationnelle il va sans dire, mais on s’accroche à ce qu’on peut, lolll! Jusqu’à ce que ça commence à être moins accrocheur…

J’ai goûté à la vie et malgré ses difficultés, je la trouve si bonne que j’ai décidé de la multiplier… 5 fois plutôt qu’une… Et il m’est en ce moment très difficile de ne pas la savourer à nouveau ;O)

Ainsi entourée, je n’ai d’autres choix que de la trouver belle cette vie! Et j’ai espoir en l’Homme, utopique je sais ;O) Je crois en mes enfants et en ce qu’ils pourront apporter à la société de demain… Je ne mets pas l’avenir entre leurs mains, mais je sais qu’à quelque part, dans des années d’ici, il y a aura 5 adultes parmi tant d’autres qui trouveront à leur tour que la vie est bonne… Du moins je l’espère…

Profond ça pour un dimanche matin ;O)

Théoriser ce qui est au-dessus de nous…

Je me suis levée ce matin avec le message d’une amie qui avait des questions par rapport à son avac, (à son accouchement quoi!) qui s’en vient à grands pas…

Situation somme toute assez banale, DPA dépassée de presqu’une semaine, col presque effacé complètement et qui a commencé à ouvrir, mais en «menace de césarienne»… Pourquoi me direz-vous? Simplement parce que c’est un AVAC et qu’on considère qu’il est grand temps de passer à autre chose…

Je rage un peu en mon for intérieur parce que la mère a eu une césarienne pour cause de bébé en siège il y a 20 mois, qu’elle a toutes les chances de son côté pour réussir son AVAC et que le fait qu’elle n’ait pas encore accouché est tout ce qu’il y a de plus normal; elle n’a pas vécu de travail la première fois, est donc officieusement une primipare! Et on sait tous que la très grande majorité des primis dépassent leur dates de beaucoup ;O)

Cette césarienne planifiée à 41 sem., si on pouvait au moins permettre un délai de 41 6/7 donnerait quasiment 1 semaine de plus et dans son cas, je suis convaincue que ça ferait toute la différence!

Aaaah tous ces chiffres et ces calculs et ces dates pour quelque chose qui n’en demande pas… Toute cette rationalité et ces mathématiques et cette science pour un évènement qui est au-delà de tous ça, au-delà du commun des mortels…

Je ne dis pas que cette théorisation, «scientisation» de la grossesse et de l’accouchement ne sert à rien, seulement qu’on devrait la laisser de côté une fois de temps en temps, un peu plus souvent…

Notre petite confiance en nous, aussi grande soit-elle, nos forces, notre capacité à enfanter, nos désir profonds ne sont pas imperméables à tout ce charabia qu’on croit d’un niveau supérieur, malheureusement…

Je termine mon café sur cet élan ce matin, avec une belle pensée pour «F.» qui aura son bébé dans ses bras dans quelques jours et qui trouvera comment vivre son accouchement de la manière la plus sereine qui soit ;O)

**Edit** Dernières nouvelles: «F» a donné naissance à une grosse cocotte, vaginalement à 41 1/7… Toutes nos félicitations aux heureux nouveaux parents!!!**

Réflexion intime sur l’allaitement maternel (SMAM)

Ce n’est pas parce qu’on n’assiste pas aux grands rassemblements annuels organisés (et annulés!) un peu partout qu’on ne peut souligner, personnellement, à notre façon, cette semaine bien spéciale…

De mon côté, j’allaite encore mon ptit bout d’homme de 2 ans 7 mois, 2 fois par jour… Je sais pertinemment qu’il n’y a plus grand lait de disponible, mais le simple geste de téter est pour lui, encore une grande source de réconfort… C’est notre petit moment à nous, la façon dont on se souhaite bonne nuit et celle avec laquelle on accueille un nouveau jour, collés-collés…

J’ai vécu une grande période de remise en question dernièrement, j’ai dû m’ajuster, nous avons dû nous ajuster parce que ouf, la maman trouvait bien difficile les demandes incessantes de son petit… Je me sentais coupable de ne pas avoir envie de lui donner le sein au moment où il le réclamait, j’étais un peu beaucoup tannée qu’il entre ainsi sa main dans mon chandail n’importe où n’importe quand; je n’en pouvais plus des 3 tétées par nuit; j’avais l’impression de ne plus me posséder et en même temps, je me refusais l’idée de sevrer… Ayayaye!

Ensemble, nous avons cheminé là-dedans, avons trouvé des compromis… Je me suis armée de patience, remplacé les 8 tétées de la journée par des «lolleux» et plus d’attention; lui ai appris à attendre (de son côté, il s’est mis à oublier de revenir, hihihi!); lui ai également appris à enlever sa main, sauf quand c’est notre petit moment collé; ai remplacé les tétées nocturnes par des caresses, bref, ce fut un travail de longue haleine où j’ai pris le temps et surtout où je lui ai laissé le temps de s’adapter, ne voulant surtout pas le heurter…

Aujourd’hui, Ludo me demande le sein (en fait, il demande un menoum, ceux qui le connaissent l’entendent sûrement, hihihi!) en riant le jour car il sait très bien ce que je lui répondrai: «Tantôt, quand on va faire…» et lui de me répondre tout souriant:«Dodo!» Lolll! Vif d’esprit, mon petit homme me dit quelques fois qu’il veut faire dodo en plein jour… ;O) J’en déduis qu’il a besoin d’une ptite dose supplémentaire d’affection et j’y réponds illico autrement…

Aujourd’hui, Ludo ne prend le sein qu’au dodo et qu’au lever, même pas 5 minutes chaque fois… Yeux dans les yeux avec moi…

Aujourd’hui, Ludo ne prend plus du tout le sein la nuit… Quand il a besoin, il sait que je suis tout près et n’a qu’à déposer sa petite main sur mon lit… Je la prends dans la mienne et il se rendort ainsi…

Cette semaine, afin de souligner à ma façon la SMAM, je prendrai le temps de faire un beau montage photo de mon ptit bout d’homme et moi, dans nos moments «d’intimité»; ce sera ma façon à moi de souligner l’importance de l’allaitement maternel prolongé, pour autre chose que l’apport nutritionnel…

Et vous, comment soulignerez-vous la semaine mondiale de l’allaitement?

Le mentorat

Savez-vous vraiment ce qu’est le mentorat? La majorité des gens l’ignorent et pourtant, il s’agit d’une étape cruciale dans le développement des aptitudes et l’accumulation d’expériences, notamment dans le cadre des processus de formations de nos accompagnantes.

Le mentorat est en fait un jumelage avec une mentor, lire ici une accompagnante expérimentée afin d’observer sa façon de faire, d’interagir; de briser la glace et d’apaiser le stress relié à une première expérience; de prendre des notes, tout en se faisant discrète et non-participante à moins que les parents décident du contraire! Dans cette même optique, il en revient toujours aux parents de décider si oui ou non ils acceptent la présence d’une étudiante en mentorat! Pour les étudiantes:

* Le mentorat est un chemin éducatif ayant fait ses preuves;
* Permet de rapidement faire le point sur les attentes vs la réalité;
* Permet de développer une relation particulière avec un mentor;
* Apprentissage par l’observation, de situation bien réelles, sans la responsabilité du suivi (possibilités de prendre en charge une partie de l’accouchement, selon certains critères spécifiques);
* Permet à l’apprentie d’avoir un modèle de doula, d’observer ses interactions, sa philosophie et sa prise en charge des difficultés;
* Encourage la prise en charge de son propre apprentissage;
* Permet de prendre conscience de l’importance de la responsabilité parentale dans la préparation du Jour J;
* Permet de réaliser l’ampleur de l’investissement et l’implication de l’accompagnante tout en ayant un petit bagage derrière soi;
* Encourage le développement de sa propre philosophie, sa propre façon de faire;
* Permet d’observer concrètement l’application d’outils 8e, préalablement acquis de manière théorique;
* Démontre efficacement les principes de relation d’aide, d’ouverture, de respect et d’écoute active;
* Démontre l’adaptation nécessaire dans différentes situations;
* Et plus encore!

À La 8e, nous offrons le service de mentorat à nos nouvelles accompagnantes ainsi qu’aux étudiantes inscrites à la Formation pratique I. Si cela vous intéresse, vous pouvez accepter la présence d’une 2e doula, tout à fait gratuitement pendant le suivi et à l’accouchement si cela ne vous indispose pas. Une paire de bras supplémentaire, 2x plus d’attention, une 2e personne pour vous accompagner dans ce grand périple! Veuillez noter que cette équipière peut agir à titre de relève.

Nous offrons également le mentorat à nos accompagnantes postnatales, dans ce cas, vous pourrez bénéficier de la présence d’une 2e postpartum doula, (si disponible dans votre secteur), pendant vos 6 rencontres; une 2e personne pour vous chouchouter, s’occuper des petites tâches, de vos grands enfants, etc.

L’accompagnante-novice (moins de 2 accouchements ou moins de 2 suivis pour l’accompagnement postnatal) est dûment formée en notre compagnie, vous vous assurez donc d’une présence de qualité respectant totalement la philosophie de La 8e. Lors de la réservation de votre accompagnante (suite à la rencontre d’approche), soit notre responsable vous demandera si cette option vous intéresse ou non, soit elle sera mentionnée sur l’entente; libre à vous d’accepter ou de refuser!

Voilà, maintenant que vous en savez davantage sur le mentorat offert à La 8e, vous pourrez faire… Un choix éclairé! ;O)

« Articles plus anciens